Libération de la vallée d'Avre
par la 30th infantry division Americaine OLD HICKORY
d'après les archives de la 30th division et des témoignages de vétérans
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Source : René Bonatti, membre d'honneur de l'association des vétérans de la 30th division Américaine, Président de 30th Infantry division France Association
 


La 30th infantry division Américaine dite "Old Hickory" après les très meurtriers combats du 2 au 12 août 1944 à Mortain (Opération au cours de laquelle elle stoppa la contre offensive Allemande sur Avranche) prenait quelques jours de repos dans la région de Domfront. Un ordre du XIXème Corps arriva à l'état major du Général Leland S. Hobbs lui indiquant que sa division devait rejoindre la région de Brezolles à plus de 150 kms à l'est.
Une rumeur qui circulait laissait croire que la division partait sur Paris. La colonne prenait la route dès le 19 août sous les acclamations de la population qui hurlait vive l'Amérique et certainement les seuls mots quelle connaissait en Anglais "Heep Heep Whoo Ray". Aux passages des villes et villages comme Juvigny, Alençon, Bellème, Longny, et Senonches les convois étaient littéralement pris d'assaut par la foule qui  couvrait les GI's de fleurs et leur offrait pommes, calvados et vin. Les enfants montaient sur les camions et demandaient des cigarettes pour papa et du chocolat pour maman. Les même scènes se répétèrent dans chaque ville de jour comme de nuit. Heureusement aucun accident ne fut à déplorer même avec les tanks qui roulaient en black out sur un itinéraire qui leur était inconnu.
Le 30th  Military Police Platoon fit un excellent travail en guidant les véhicules sur le bon itinéraire mais certains d'entre eux se sont égarés dans la nature ne retrouvant leurs unités que quelques jours plus tard. Les premiers éléments arrivèrent dans la région de Brezolles dans l'après midi du 19 août. Les relations entre la population Française et l'armée Américaine s'étaient un peu détendues. Quelques malentendus dus à l'impatience des deux cotés avaient rendu l'atmosphère parfois un peu pesante. Les trois principaux régiments d'infanterie de la 30th division étaient les 117th, 119th et 120th d'infantry. Il faut y rajouter le 105th Engineers, les bataillons d'artillerie et de chars, les services de santé etc, etc. En tout plus de 15 000 hommes.
Les positions de la 30th division dans la vallée de l'Avre étaient les suivantes: Le 120th d'infantry (Caroline du nord, Colonel Hammond D. Birk) était en position sur la partie sud-est de l'Avre prés de Nonancourt et de Saint Lubin des joncherets. Le 119th d'infantry (Caroline du nord, Colonel Edwin M. Sutherland) au sud de Acon et de Breux. Le 117th d'infantry (Tennessee, Colonel Walter M. Johnson) arrivera avec une journée de retard et se positionnera à Crusey.
Le XIXème Corps qui était composé dans la région des 30th et 28th division d'infantry et de la 2nd Armored division avait reçu l'ordre de repousser l'ennemi jusqu'à Elbeuf.
La 30th division mettra trois colonnes principales en place avec la mission de repousser l'ennemi plus loin au nord vers Louviers.
Le 120th d'infantry sur la partie la plus orientale avait pour objectif de prendre Saint Lubin des joncherets, Nonancourt, Illiers l'Evêque, Saint André de l'Eure jusqu'à Huest  à l'est d'Evreux et de reconnaître tous les villages aux alentours.
Le 119th d'infantry au centre du dispositif devait libérer Acon, Breux, Droisy, Chavigny Bailleul, Les Authieux, Le Parc et le nord d'Evreux jusqu'à Louviers.
Le 117th arrivera durant la nuit du 20 au 21 au château Boissard dans la région de Crusey puis se dirigera vers Tillière sur Avre, Breux, prendra la nationale 154 et couvrira le flanc gauche de la division en passant par Corneuil, Thomer la Sogne et Evreux.
Les services de renseignements Américains avaient prévenu le Général Hobbs que les rives nord de l'Avre étaient bien defendues par l'ennemi. La 30th division ne restera probablement que trois jours dans notre région.
19 aout 1944 : dans l'après midi le 120th d'infantry sur sa partie orientale (Dampierre, Nonancourt St Lubin des Joncherets) mettra en position de tir un canon qui avait pour objectif le clocher de l'église de la Madeleine.
En effet durant la bataille de Normandie ce fut souvent depuis le haut de ces édifices que l'ennemi avait installé des postes d'observation. La division en avait largement fait les frais depuis son débarquement en  Normandie.
Après avoir tiré quelques obus sur la cible, deux hommes, à bord d'une jeep descendent lentement la rue Charles Renard jusqu'au pont dit "des Juifs". Ils interpellent Mr Bonnegent pour savoir si des Allemands étaient encore en ville puis repartent.
La Jeep remonte la rue Charles Renard à toute allure, coupe un virage à gauche, ce qui à son passage déclenche l'explosion d'une mine. Les deux hommes sont mortellement blessés et transportés à l'hôpital de Nonancourt.
Dans les années 50, Mr Joseph Leger, un famillier de Georges dit Paul, tué au combat le 15 aout 1944 à Ilou, dressera un monument aux morts rue Charles Renard. Celui ci rappelle ce moment tragique.
Profitant de la nuit, Jean Cutuil, un résistant Lubinois, guidera des éléments éclaireurs Américains dans Saint Lubin des Joncherets. Au même moment des troupes Allemandes, cantonnées dans St Remy sur Avre, quittèrent le secteur en prenant la direction du nord-est.
20 aout : l 'ennemi était encore nombreux dans St Lubin et Nonancourt. Il controlait le pont (vert) qui traversait la rivière mais en revanche defendait légèrement les rives si bien que les troupes Américaines contournèrent l'obstacle. L'ennemi avait obstrué le pont avec des arbres et installé des nids de mitrailleuses ainsi que des armes anti-chars.
A 14h21mn la George company (2nd Bn) partait en patrouille tandis que le restant du 2nd battalion attaquait dans la région de la rivière Avre. Un platoon du mortier conduit par le Lieutenant Robert S. Warnik de la How company envoyait quelques roquettes sur l'ennemi qui venait de faire sauter une partie du pont.
A la faveur de l'obscurité tout le battalion traversait la rivière. Il restait bien quelques poches de résistance que le battalion nettoya.
A 8h du matin précisement, le 119th d'infantry (Breux, Acon) avait lancé son offensive, l'objectif du jour étant Droisy plus au nord. Son 1st Battalion sur la droite était en rapport avec le 120th d'infantry, tandis que son deuxième battalion, sur sa gauche était en relation avec le 113rd de Cavalry. Son 3rd battalion restera en réserve en suivant le 2nd Bn.
Dans un premier temps, l'attaque se passa sans trop de problèmes, seuls quelques tirs d'armes lègères étaient rencontrés. Cependant les ponts sur l'Avre avaient été détruits par l'ennemi. Le 1st Bn après avoir traversé l'Avre à un gué à Acon, avançait rapidement malgré un terrain difficile.
Les deux premiers platoons franchirent un petit pont à environ 500m en face d'une colline à Acon. L'ennemi qui occupait ce lieu avait un excellent poste d'observation sur les troupes Américaines. Mortiers et tirs d'armes automatiques s'abattirent sur les deux premiers platoons. Le petit pont fut détruit ce qui obligea la compagnie qui suivait à se réfugier dans un petit bois.
Parmi ses membres, le Sergent Alexander K. Harvey se porta volontaire pour traverser le cours d'eau et rejoindre les deux premiers platoons. Malgré la couverture de ses camarades, il fut touché au bras par le tir d'une arme automatique. Malgré la douleur il réussit en rampant à traverser le cours d'eau. Pendant cette action les mortiers et les balles tombaient autour du pont. Harvey ayant gardé toutes ses facultés, aperçut derrière un arbre un sniper qui l'avait pris pour cible. Comme dans un film de Western, Harvey roula sur la route et avec une seule balle mettait hors de combat le sniper. Par la suite il rattrapa les deux platoons et retourna vers sa compagnie pour la guider.
A 12h, le 2nd Bn s'élançait mais allait avoir quelques difficultés. Durant l'après midi, alors qu'il progressait en colonne, un groupe d'Allemands, constitué de quatre automitrailleuses de 20mm, trois panzers et de l'infanterie lui barra la route à hauteur d'un carrefour. La colonne fut rompue par l'infanterie qui se déployait à travers la ligne de progression.
Le Privat George P. Kocotis, un opérateur radio, marchait en tête de la colonne, à l'abri dans les bois au nord ouest du carrefour, quand soudain ce bois fut pris sous un feu considérable des 20mm des automitrailleuses. Kocotis essaya de s'échapper de la colonne par un sentier parallèle à la route sur laquelle avancaient les Allemands.
Quand il arriva à hauteur de la route, un coup de feu le projeta dans le fossé. Les tirs d'armes automatiques cessèrent mais l'artillerie semblait se concentrer sur le petit bois que Kocotis en rampant voulait atteindre. Craignant d'être capturé, il brisa sa radio puis se procura un fusil mitrailleur qui avait été abandonné. Un peu plus tard il emprunta la route d'où il put observer un Allemand dans l'embrasure d'une église toute proche. Kocotis  toucha l'homme à l'estomac mais, stupéfaction, celui ci n'était pas seul.
Un caporal apparut et jetta son fusil vers Kocotis qui l'avait persuadé de se rendre. Plus de six Allemands sortirent de l'église les mains sur la tête. Kocotis sut tirer partie de la confusion et emmena ses prisonniers à l'arrière des lignes Américaines.
Le Lieutenant Harold D. Fayette de la Fox company avait été coupé de la tête de la colonne. Il contactait la George company afin qu'elle comble les coupures. Pendant ce temps, il essaya de re-traverser l'Avre et atteindre le poste de commandement du 2nd battalion dans un bois à Brulés.
Il expliqua la situation de la Fox company : elle avait capturé un dépôt de munitions, mais l'ennemi menaçait de le reprendre. Le 3rd battalion en réserve fut appelé en renfort pour retablir la situation. Les combats furent d'une intensité considérable. Les Allemands se retirèrent, la progression put reprendre et Droisy l'objectif du jour était pris en soirée.
Le lendemain quelques tanks du 1st battalion traversèrent l'Avre à un gué. La rivière étant devenue un marais, il fallut attendre que le 105th Engineer Combat Battalion mette en place deux ponts (Breux et Acon) et un troisieme qui sera opérationel plus tard.
Les premiers éléments du 117th d'Infantry (Le dernier des trois régiments d'infanterie de la division) arriveront tard dans l'après midi dans la région de Crusey- Brezolles. Les archives du régiment ne sont pas locasses sur cette période, cependant nous pouvons grâce aux informations du Captain William P. Buttler du Headquarters du 3rd Bn comprendre ce qui s'est passé.
Une fois arrivés à Crusey, nous remontons immédiatement vers le nord à une distance de 2km500 jusqu'à la ferme dit du ''Harrier''. Mon équipage et moi attendons à la barrière que la famille approche pour nous saluer. Tandis que mes hommes entouraient une jolie jeune fille de 18 ans ''Mariana'', je lance le fermier dans une discussion pour savoir où nous pourrions installer notre bivouac pour la nuit et éventuellement parler des Allemands avec lui. "Les sales boches fuient devant nos libérateurs" me dit-il lentement afin que je comprenne bien. "Ces chiens d'Allemands courraient pour échapper aux Américains".
Cinq minutes plus tard, le magnifique château Boissard, avec sa roseraie, entouré de bois était en vue. Nous y logions le Colonel Walter M. Johnson et son état major. Le gros des éffectifs arrivera durant la nuit. Je repartais à 0h20 vers Crusey quand je rencontrais mon Boss, le Lt Colonel McDowell. "Où allons nous" me demanda t-il. Bref tout le monde était un peu perdu et pour ne rien arranger il pleuvait.
21 aout : Au 117th d'infantry, "Buttler savez vous si le Stars and Stripe est arrivé avec le courrier ? On dit que le peuple de Paris s'est révolté contre l'occupant. Ce serait bien  si on y allait". On va le savoir bientôt. Le Colonel Johnson me donna l'ordre de me procurer une carte de Brezolles et de poursuivre jusqu'à Revercourt à 6km plus au nord.
Crank (nom de code du 3rd battalion) doit protéger le flanc gauche de la division, le reste du régiment sera en réserve me dit-il. Dans l'après midi nous prenons la direction de Brezolles et dépassons Revercourt. Dans le lointain on entend la bataille qui fait rage. Johnson me demande de choisir un emplacement pour le 3rd battalion dans les bois de Brulés où le 119th avait son Headquarters. Nous y arrivons par un sentier rectiligne bordé d'arbres à 1km500 environ de l'Avre.
Le soir nous prenons Tillières sur Avre et traversons l'Avre. A deux cent mètres de la rivière il y avait une petite inclinaison que nous prenons pour bivouaquer. Les hommes commencèrent à creuser des foxholes mais le terrain ne permettait pas de creuser. La roche était juste en dessous de la terre et le bruit des outils résonnait. L'avre était à cet endroit profond de seulement 1m30.
Le génie avait commencé la construction d'un pont. En attendant un buldozer remorquait les véhicules à l'aide d'un cable.
Le Lt Colonel McDowell installait son Headquarters provisoire dans une chaumière à Tillières. Je partais de Breux en direction de Tillières quand au détour d'une route on aperçut un Français qui nous faisait signe. Sur son bras gauche un brassard avec la croix de lorraine sur l'autre un fusil et des cartouchières Allemandes.
Nous stoppons la jeep prêt à tirer. Je tire me demanda Lecodet? non Lee ce doit être un ami. L'homme s'aprocha et nous dit "deux Boches Kaput" en me montrant de la main une haie. Dans le fossé deux Allemands gisaient. Je lui offre une cigarette et nous repartons sur Tillières.
Le Lt Colonel McDowell me demandait un interprête. Les gens, rassemblés devant la barrière souriaient au Cdt. Parmi eux un beau jeune homme qui n'avait pas franchement le look des Français de la région se présenta au Lt Colonel, le salua à la British, et dit : "Sir : Captain Langston RAF".
Il avait survécu dans Tillières pendant plusieurs mois après que son avion eut été abattu dans un combat aérien. Les habitants de Tillières l'avaient caché au risque de leurs propres vies. Arriva un petit homme dans un costume sombre et froissé. Je suis le maire de la ville dit il, je parle Anglais. L'homme me sourit puis me demanda "d'où venez vous d'Amérique?" de San Francisco. Freesco j'y suis allé il y a plusieurs années.
Désolé de vous couper, me dit McDowell, nous devons partir vers le nord. Nous traversons des villages restés intacts mais entendons dans le lointain le bruit d'un canon. Le Lt Colonel McDowell pointa sur la carte Damville, lieu probable des combats. Espérons que nos troupes l'emportent, je n'aimerais pas que des panzers viennent par notre flanc gauche dit McDowell. Nous étions à le château près de Corneuil. Nous reprenons la route en direction de Thomer la Sogne.
Revenons au 119th. Après avoir traversé l'Avre et atteint Droisy la veille le régiment se dirigea sur Chavigny Bailleul, les Authieux et le Parc qu'il atteindra en soirée. Le Captain Edward C. Arm de la Fox company dit : "A partir de ce jour nous marcherons sans cesse. Une marche épuisante et lugubre. En 1862 les hommes de Stonewall Jackson dans la vallée de Shenandoah en Virginie n'avaient rien fait de plus que nous".
A 4h15mn près de Buray sur le secteur du 120th d'infantry, un barrage routier de la King company capturait quarante Allemands. Instantanement une contre attaque soutenue par de l'artillerie permettait à huit d'entre eux de s'échapper. A 6h les patrouilles du 1st battalion signalèrent que l'ennemi s'était retiré par petits groupes de Nonancourt et qu'il avait pris la direction du nord-est.
A 9h42, le battalion lança une attaque en direction du nord. A 13h41 il entrait dans Pinson. St André de l'Eure sera atteint en soirée. Durant cette journée le régiment faisait trente cinq prisonniers. Face au régiment s'était déployé le long de l'Avre le 47e Régiment de la 17e division de la Luftwaffe puis le 34e Régiment de la même division.
Par la suite la division libéra Evreux puis le Vexin dont Pontoise et plus haut Cambrai.
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Ont perdu la vie durant les combats de la vallée de l'Avre
NOTA: les noms suivis de (*) correspondent aux combattants inhumés au cimetière d'Omaha, les autres ont été rapatriés aux USA.
Pfc : Lucius Lawson, 120th Infantry
Cpl : Eckhoff T. Frederick, 120th Infantry
1st Sgt : Brandon P. Hugh, 120th Infantry
Pfc : Rogan P. Thomas, 117th Infantry (*)
Pfc : Suber Wayne, 117th Infantry (*)
Sgt : Beason R. Kenneth, 119th Infantry
Pvt : Compton C. Harry, 119th Infantry (*)
Pvt : Davis James, 119th Infantry
Pvt : Downs I. Leo, 119th Infantry
Pvt : Munoz Q. Roberto, 119th Infantry (*)
Pvt: Stewart W. Everett, 119th Infantry (*)
1st Lt : Fleming F. Frederick, 743rd Tank Bn (*)
Pfc : Lucido Louis, 743rd Tank Bn (*)
Pvt : Nichol C. John, 119th Infantry
Pfc : Rankin R. Joseph, 119th Infantry
Pvt : Jaeger J. Albert, 531st AAA Bn (*)
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Faits Prisonniers
A Acon le 20 aout 1944, Sgt Lindley D. Doyce, 119th Infantry, Originaire du Texas, déporté en Allemagne. Libéré en Avril 45.
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Glossaire des grades de l'armée Américaine (2ème guerre mondiale)
Pfc = soldat de 1ère classe
Pvt = simple soldat
Cpl = Caporal
1st Sgt = 1er Sergent
1st Lt = 1er Lieutenant
Sgt = Sergent
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Blasons des unités composant la 30th infantry division Americaine OLD HICKORY
Source : site de la 30th division OLD HICKORY (http://30thinfantrydivision.free.fr/)
Pour des informations complètes sur la composition de la 30th division OLD HICKORY, cliquer sur le lien ci-dessous.
Page "Unités composant la 30th division" du site de la 30th division OLD HICKORY
105th Engineer Combat Battalion (Bataillon de Combat du Génie)
105th Medical Battalion (Bataillon Médical)  
113th Field Artillery Battalion (Bataillon d’Artillerie de Campagne)
117th Infantry Regiment, nom de code: CROYDON (Régiment d’Infanterie)  
118th Field Artillery Battalion (Bataillon d’Artillerie de Campagne)
118th Infantry Regiment (Régiment d’Infanterie)  
119th Infantry Regiment, nom de code: CRISIS (Régiment d’Infanterie)  
120th Infantry Regiment, nom de code: CUSTER (Régiment d’Infanterie)  
121st Infantry Regiment (Régiment d’Infanterie)  
197th Field Artillery Battalion (Bataillon d’Artillerie de Campagne)
230th Field Artillery Battalion (Bataillon d’Artillerie de Campagne)
531st Anti Aircraft Artillerie Battalion (Bataillon d’Artillerie Antiaérienne)
743rd Tank Battalion (Bataillon de Chars)